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TALMUD
 

 

 

Le talmud (qui veut dire enseignement) est composé de la michna (apprendre par répétition), qui comprend des discussions entre rabbins du 1er s. avant l'ère commune (AEC) , qu’on appelle les tannaïmes. La deuxième partie est la guémara (la finition), qui couvre les débats juridiques de rabbins, nommés amoraïmes, jusqu’au 5e s. Au-delà de ça, on y a intégré des commentaires de toutes les périodes suivantes, tel celui de Rachi (1040-1105).
La michna se veut un résumé de la loi juive oralement transmise depuis le temps de Moïse, basée sur et commentant la loi écrite dans la Torah, et dans une moindre mesure dans le reste des écrits sacrés). La guémara est à son tour un commentaire sur et une amplification de la michna. Ensemble, ils constituent le talmud, un énorme ouvrage, plein d’arguments très souvent enrichissant d’une manière ou une autre.
Les rabbins ont, au fur et à mesure de leur développement de la loi juive, utilisé certaines méthodes d’interprétations, qu’on appelle des règles herméneutiques. Par exemple, les sept règles de Hillel haZaken (1er s. AEC), ou les treize règles R. Ichmaël ben Elicha (2e s. EC).
Chacun de ces rabbins avait, d’une manière caractéristique, des collègues avec des opinions divergentes concernant ces raisonnements. Ainsi, Hillel avait son Chammaï, et R. Ichmaël avait son R. Akiva ben Yossef. leurs divergences méthodologiques sont bien connues et documentées.
Il faut bien noter que ces diverses méthodes interprétatives (appelées midote au pl., midah au sing.) ne sont pas écrites dans la Torah.
On y trouve un passage (Deut. 17:8-13) qui semble donner l’autorité à certains - spécifiquement, les prêtres ou les juges - de juger des cas et donc d’interpréter la loi (comme Moise l’a fait en son temps, avant de passer ses pouvoirs à d’autres selon Ex. 18:25-26). Mais une telle licence d'ordre général, qui n'explicite pas de méthodologie spéciale, ne peut constituer une justification de règles herméneutiques non naturelles.
Ce n’est qu’au temps du rabbin Saadia ben Yossef Gaon (882-942), plusieurs siècles après le talmud, que se développe (dans le cadre de ses débats avec les Qaraïtes, qui à ce temps réclamaient une lecture plus littérale de la Torah) la doctrine selon laquelle ces méthodes spécifiques sont d’origine divine, transmises par Moïse en tant que tradition orale.

 

 

 

     
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