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Lekh-Lekha Lio 5774 - CISU

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Lekh-Lekha : Les Juifs – Pas de Mazal ? (10/10/2013)


Le destin (comme toute forme de déterminisme) ne s’applique pas à Israël.

Qui mérite d’être appelé Israël ? Celui qui se comporte en Mensch + Accomplit les Mitsvot.

Durant la majorité de notre parasha, Avraham est inquiet : D’ieu lui a promis un grand destin, une longue descendance mais rien de tout cela ne se produit. Abraham est déjà très âgé, il n’a pas d’enfants, sa femme vieillit. Bref, rien de très encourageant. Et là D’ieu « fait sortir » Abraham de sa tante pour lui dire : «  regarde (הבט) le ciel et compte les étoiles – telle (aussi nombreuse) sera ta descendance ».

Pourquoi préciser à Abraham qu’il doit « sortir de sa tante » pour voir les étoiles ? Il est évident qu’observer le ciel exige de sortir dehors ! Rachi nous donne une réponse profonde. Ce n’est pas de sa tante que D’ieu fait sortir Abraham mais bien de son destin astral, des déterminismes qui s’appliquent à lui. C’est vrai qu’il est très improbable d’avoir un enfant à un âge si avancé et bien Abraham en aura quand même car D’ieu l’a « fait sortir » des étoiles, l’a libéré des lois de la nature.

La Guemara (traité shabbat, 156b) en a tiré une règle : « אין מזל לישראל ». Traduit littéralement, cela donne « Les juifs n’ont pas de Mazal ». Mais la signification réelle est :            Le Mazal – le destin astrologique, la prévision du destin selon la configuration des planètes – n’a aucun impact sur Israël. Remarquons bien cette différence, c’est à celui qui mérite d’être appelé Israel qu’est octroyé ce privilège (libération du déterminisme) et non à chaque juif.

L’utilisation du verbe employé dans notre verset original exprime parfaitement cette idée. הבט (regarde le ciel) – désigne un regard de haut en bas, une supériorité aux planètes. Ainsi, celui qui mérite d’être comme Abraham A-ivri (meever-qui surmonte) ne sera pas soumis aux thèmes astraux car qui arrive au niveau d’Israël surmonte les déterminismes naturels.

Mais comment savons-nous qui est Israël ? La Guemara y répond par deux belles histoires. Terminons par la deuxième :

Un jour, des devins prédisent à une mère qu’elle aura un enfant et qu’il sera un voleur. La pauvre femme, pieuse, élève son fils dans la peur que ce destin, cette prophétie se réalise. Elle lui impose donc de ne jamais enlever sa kippa (une des rares mentions de la mitsva) car celle-ci doit le protéger. Mais un beau jour, l’enfant est assis au pied d’un arbre –un dattier- qui n’appartient pas à sa famille lorsque soudain, sa kippa tombe. A cet instant précis, il a levé la tête et mordu une belle grappe avec ses dents (attitude indigne). Alors, son destin –devenir un voleur- s’est abattu sur lui malgré un comportement d’habitude exemplaire.

Ainsi, le statut « Israël » représente un privilège accordé aux juifs qui travaillent leurs qualités humaines et qui observent les Mitsvot

 

Shabbat Shalom à tous,

 

Lionel Benizri.